Mardi 18 mars 2008 2 18 /03 /2008 11:40

Perpignan: le président d'un bureau de vote mis en examen pour fraude électorale

Le président du bureau de vote numéro 4 de Perpignan a été mis en examen mardi pour fraude électorale à l'occasion des élections municipales remportées dimanche de justesse par le maire sortant UMP Jean-Paul Alduy, a-t-on appris de source judiciaire. D'après le code électoral, l'homme encourt cinq ans de prison et 22.500 euros d'amende.

Georges Garcia, 58 ans, frère d'un conseiller municipal, a été déféré au juge d'instruction mardi en fin d'après-midi après une garde à vue de près de 40 heures. Il a été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire.

M. Garcia avait été surpris dimanche soir au moment du dépouillement avec, dans ses chaussettes et sa poche, des enveloppes et bulletins électoraux, selon Jean-Pierre Dréno, procureur de la République de Perpignan. "Les perquisitions chez lui n'ont rien donné", a expliqué le procureur à la presse mardi.

Georges Garcia a affirmé aux enquêteurs avoir agi sous le coup de la panique. Ayant compté une trentaine de bulletins dans une enveloppe qui aurait dû n'en contenir que 25, il aurait glissé sept enveloppes dans ses chaussettes pour que le compte soit bon. Il aurait aussi glissé machinalement quatre bulletins Alduy dans sa veste.

Mais pour Jacqueline Amiel-Donat, qui a perdu le second tour de 574 voix, la fraude du bureau No4 n'est peut-être pas isolée. Elle a déclaré mardi à l'Associated Press s'être adjugé les services de douze juristes et avocats pour tenter de le prouver.

Sa liste PS-MoDem compte introduire un recours en annulation auprès du tribunal administratif de Montpellier vendredi, alors que le conseil municipal renouvellera M. Alduy dans les fonctions de maire qu'il occupe depuis 1993. Mme Amiel-Donat appelle ses sympathisants à manifester mercredi soir et jeudi soir sous les fenêtres du maire en agitant des chaussettes -allusion à la fraude présumée.

"Je suis serein et transparent", a assuré le sénateur-maire à l'AP. "Jacqueline Amiel-Donat veut soulever une indignation populaire pour obtenir dans la rue ce qu'elle n'a pas obtenu dans les urnes. Cette élection est gagnée et je ne démissionnerai pas". Mais "je vis mal" la situation, a-t-il confié. "On m'a volé une victoire exceptionnelle, obtenue alors que je me trouvais dans une triangulaire en présence du Front national (10,42%, NDLR) et qu'il y avait une vague rose partout en France".

Par ailleurs, M. Alduy a annoncé qu'il introduirait une action en diffamation contre sa rivale socialiste. cette dernière avait fustigé pendant la campagne "le système Alduy, basé sur le clientélisme" et rendu le maire "en partie responsable" des émeutes de mai 2005 entre communautés gitane et maghrébine, qui s'étaient soldées par la mort de deux hommes. AP

xvia/st/mw

Source : http://www.latribune.fr/info/Perpignan--le-president-d-un-bureau-de-vote-mis-en-examen-pour-fraude-electorale-852-~-AP-MUNICIPALES-PERPIGNAN-FRAUDE-$Db=News/News.nsf-$Channel=Politique

Par Marie-Ange - Publié dans : Jacqueline Amiel-Donat - Communauté : Résistance66
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

  • : Le blog de Marie-Ange CALLIS-BONNARD
  • Le blog de Marie-Ange CALLIS-BONNARD
  • : politique féminin femme sarkozy gauche Politique
  • : ce blog est une réaction à la politique menée par la droite, dans le département des Pyrénées Orientales, à Perpignan, mais aussi sur le plan politique global, avec un président Sarkosy qui prépare la déchéance de la France. Cette France qui est par définition une terre d'accueil, une terre des droits de l'homme, donc la terre du mélange intellectuel et la terre de façonnage des couleurs.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Février 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
             
<< < > >>

Discrimination

Discrimination (sociologie), fait de traiter d'une manière défavorable des groupes ou des individus en raison des particularités qui les caractérisent, telles que le groupe ethnique et le sexe auquel ils appartiennent, leur religion, leurs pratiques sexuelles, leur statut socio-économique, leur âge ou d'éventuelles infirmités. Dans les sociétés démocratiques, une abondante législation interdit la discrimination en matière d'emploi, de logement et de droit à des biens et services.
La plupart des nations pratiquent une discrimination à l'égard des étrangers et des autres minorités à l'intérieur de leurs frontières. Cette discrimination peut être religieuse, comme celle qu'ont pratiquée mutuellement catholiques et protestants ainsi que juifs et musulmans ; elle peut être raciale, comme dans le cadre de la politique d'apartheid instaurée en Afrique du Sud de 1948 à 1992 ; elle peut être sexuelle, comme dans les nombreux pays où les droits des femmes sont limités. Les lois constituent les moyens les plus efficaces de lutter contre toute forme de discrimination, mais la législation elle-même encourage souvent les pratiques discriminatoires de manière tacite ou explicite. On a noté une aggravation considérable de la discrimination durant les périodes de crise économique, lorsque les citoyens se retournent contre des groupes ethniques ou religieux, qu'ils rendent alors injustement responsables de la baisse de leurs ressources.
Les efforts entrepris dans le monde pour combattre la discrimination étaient des plus limités jusqu'à l'adoption de la Charte des Nations unies, en 1945. Un des objectifs de cette Charte est d'encourager le « respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales de chacun sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ». Adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1948, la Déclaration universelle des droits de l'homme dresse une longue liste de ces droits, mais n'a pas force de loi pour les États membres. Par la suite, l'Assemblée générale adopta la Convention sur les droits civiques et politiques (qui fut promulguée en 1976), ainsi que des conventions spécifiques sur la prévention des génocides et sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale. À la différence de la plupart des nations, les États-Unis n'ont toujours pas signé ces conventions. Toutefois, en février 1986, le Sénat américain a approuvé l'interdiction des génocides décrétée par les Nations unies.
Le principal obstacle à une protection universelle des droits de l'homme est le fait que la plupart des nations ne sont pas prêtes à accepter une ingérence dans leurs affaires intérieures, même lorsqu'il s'agit de la protection de leurs propres citoyens. Dans une certaine mesure, cet obstacle a été vaincu grâce à la création d'institutions régionales telles que la Cour européenne des droits de l'homme et la Commission interaméricaine des droits de l'homme.
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés