Dimanche 4 janvier 2009 7 04 /01 /2009 10:13


Marie-Pierre Sadourny-Gomez sur le front de la contestation.

Le 17 décembre Saint- Cyprien s'est réveillée assommée par l'annonce de la mise en examen de son maire. Pourtant tout le monde savait que la commune était surendettée, que les achats d'œuvres d'art étaient démesurés.



Tous le savaient mais certains n'y ont pas cru ou n'ont pas voulu y croire !

La course effrénée sur la paternité de cette chute est démagogique, futile, puérile et affligeante. Qui l'a dit en premier ? Si l'on doit raisonner ainsi, ce sont incontestablement depuis 1989 les successifs Conseillers Municipaux d'Opposition, les Associations Bien Vivre à Saint-Cyprien et Saint-Cyprien Ma Ville. Puis la  dernière Campagne des Municipales axée sur  l'endettement et sur le contenu de la dette de la commune a permis de continuer et de confirmer ce combat mené par plusieurs.


Notre rôle n'est pas de rajouter à cette exaspération une autre complainte. Notre rôle est d'agir en donnant l'espoir à tous les Cyprianencs de redémarrer avec eux et pour eux.

C'est avec émotion et gravité que je m'adresse à vous. Cette émotion est à la mesure de la responsabilité qui nous incombe.
 

Oui, la situation est grave, très grave.


Notre responsabilité est immense. C'est le cri des habitants blessés, humiliés. C'est le cri d'une ville meurtrie, d'une ville déshonorée, d'une ville dépouillée. 

Je pense à tous les enfants, à tous les hommes, à toutes les femmes de Saint-Cyprien et j'ai honte pour eux.


Nous, Peuple de Saint-Cyprien, nous avons honte!


C'est tout un peuple qui est sali.

C'est tout un peuple qui souffre,

C'est tout un peuple trahi, bafoué

Un peuple seul dans l'adversité !

Où est sa place dans cette impasse ?

Ca fait mal !!

Notre honte et notre déshonneur dont vous êtes les responsables, Monsieur le Maire et votre équipe, deviennent plus profonds quand nous voyons que l'idée de la démission ne vous a même pas effleuré l'esprit.

La honte est une affaire de cœur, le déshonneur est une affaire civile.

Le peuple de Saint-Cyprien muet depuis près de 20 ans gronde comme le tonnerre, Saint-Cyprien se lève.

Une ville renaissante sur les décombres d'une ville à son heure dernière.

Une ville plus juste pensant en priorité aux citoyens, à tous les citoyens.

Une ville qui doit redevenir la maison commune de tous ses habitants, sans exception.


Une ville de citoyens libres, solidaires, égaux et responsables, conscients de leurs droits comme de leurs devoirs, reconnaissant aux autres les mêmes droits que les leurs, respectant les règles communes républicaines.

Liberté, égalité et fraternité !!!

Oui nous pouvons !!!


Unissons nos forces et nos compétences pour former une ville ouverte sur son avenir.

La fin se hâte d'autant plus que l'idéal réel apparaît, puissant et beau, davantage que tous les cauchemars qui l'ont précédé.

Saint-Cyprien debout !

Nous reviendrons en grand nombre, de toutes les avenues, de toutes les rues, de tous les chemins et  de tous les sentiers, unis et solidaires pour retrouver notre dignité, pour retrouver notre honneur, pour retrouver notre ville.

Demandons ensemble la démission de tout le conseil municipal.



Par Marie-Ange - Publié dans : St Cyprien - Communauté : Résistance66
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Discrimination

Discrimination (sociologie), fait de traiter d'une manière défavorable des groupes ou des individus en raison des particularités qui les caractérisent, telles que le groupe ethnique et le sexe auquel ils appartiennent, leur religion, leurs pratiques sexuelles, leur statut socio-économique, leur âge ou d'éventuelles infirmités. Dans les sociétés démocratiques, une abondante législation interdit la discrimination en matière d'emploi, de logement et de droit à des biens et services.
La plupart des nations pratiquent une discrimination à l'égard des étrangers et des autres minorités à l'intérieur de leurs frontières. Cette discrimination peut être religieuse, comme celle qu'ont pratiquée mutuellement catholiques et protestants ainsi que juifs et musulmans ; elle peut être raciale, comme dans le cadre de la politique d'apartheid instaurée en Afrique du Sud de 1948 à 1992 ; elle peut être sexuelle, comme dans les nombreux pays où les droits des femmes sont limités. Les lois constituent les moyens les plus efficaces de lutter contre toute forme de discrimination, mais la législation elle-même encourage souvent les pratiques discriminatoires de manière tacite ou explicite. On a noté une aggravation considérable de la discrimination durant les périodes de crise économique, lorsque les citoyens se retournent contre des groupes ethniques ou religieux, qu'ils rendent alors injustement responsables de la baisse de leurs ressources.
Les efforts entrepris dans le monde pour combattre la discrimination étaient des plus limités jusqu'à l'adoption de la Charte des Nations unies, en 1945. Un des objectifs de cette Charte est d'encourager le « respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales de chacun sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion ». Adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies en 1948, la Déclaration universelle des droits de l'homme dresse une longue liste de ces droits, mais n'a pas force de loi pour les États membres. Par la suite, l'Assemblée générale adopta la Convention sur les droits civiques et politiques (qui fut promulguée en 1976), ainsi que des conventions spécifiques sur la prévention des génocides et sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale. À la différence de la plupart des nations, les États-Unis n'ont toujours pas signé ces conventions. Toutefois, en février 1986, le Sénat américain a approuvé l'interdiction des génocides décrétée par les Nations unies.
Le principal obstacle à une protection universelle des droits de l'homme est le fait que la plupart des nations ne sont pas prêtes à accepter une ingérence dans leurs affaires intérieures, même lorsqu'il s'agit de la protection de leurs propres citoyens. Dans une certaine mesure, cet obstacle a été vaincu grâce à la création d'institutions régionales telles que la Cour européenne des droits de l'homme et la Commission interaméricaine des droits de l'homme.
 
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